Beaucoup de gens se demandent de quelle couleur politique je suis teinté. Du moins, beaucoup de gens pas malins ou peu soucieux de mes idées ne savent pas ma couleur politique car, il suffit d'ecouter mes discours protestataires pour se rendre compte que je suis un éternel gauchiste.
La personne de tous les jours, qui n'a jamais fait de politique de sa vie, se dit alors : «bah, de toute façon, la droite, la gauche...spareil..». Comment ne pas sortir de mes gons (gongs? ghons?.gon?..euh bref, on s'en fout..) lorsque j'entend des choses pareilles? Le gars qui pense que les idées de gauche et droite sont les mêmes, a sans doute confondu les idées et les personnes. Car, il est vrai que beaucoup de personnalités politiques se ressemblent dans leur propos et leur attitude, et que faire la différence entre eux, c'est pas facile. Pour autant, dans la conception de la société, la façon de voir les hommes, le rôle de l'Etat, le fait de priviligier l'aspect economique ou social, il y a de nombreuses différences entre Gauche et Droite.
Bref, ne nous éloignons pas du sujet : aujourd'hui, je ne suis pas là pour faire un cours politique sur les oppositions entre gauche et droite (ceci fera l'objet d'un article ultérieur) mais plutôt pour vous parler de mon idéal politique, l'idéal révolutionnaire.
En effet, je suis révolutionnaire dans l'âme, dans la façon d'agir, et dans le désir de changer la société actuelle. Beaucoup d'entre vous doivent réagir alors, car me connaissant, voyant ma petite bouille gentille, mon calme relatif, et parfois, une molesse qui m'est caractéristique, il est difficile de concevoir que je défende des idées d'extrême-gauche, voire d'anarchistes, et d'ultra-violents qui veulent tout casser et brûler des voitures pour instaurer le chaos.
Ne nous emportons pas : pour moi, révolution n'est pas synonyme de violence, de chaos, ou d'emeute. Etant pacifisme, et désireux d'instaurer la paix entre les hommes, je ne me voit pas utiliser le combat pour installer mon idéal politique. C'est alors que beaucoup se demandent : «Une révolution sans combat et sans violence? Mais il raconte n'importe quoi! La révolution, c'est quand le peuple casse tout et renverse le gouvernement!» Certes. Les grandes révolutions qu'a connu notre pays, tel la révolution française ou la révolution des trois glorieuses, sont des exemples de soulèvements violents du peuple, qui ont aboutis à des transformations de la société et des changements radicaux de gouvernance.
Mais je ne vous parle pas de ce type de révolution. Avant de vous expliquer comment faire la révolution, peut-être faut-il que je vous explique pourquoi. Alors, asseyez-vous, raccrochez votre téléphone pour appeler la police et les crs, et ecoutez tonton Krom vous narrer les bienfaits de son changement de société.
Aujourd'hui, nous vivons dans une France (et une Europe) qui subit une mondialisation capitaliste et la politique du libre-echange et du néo-libéralisme. (que de mots compliqués pour le français qui passe son temps à regarder les matchs de foot sur TF1) Les effets de cette situation sont les suivants : les entreprises de notre pays sont contraintes de rester compétitives face aux 'ennemis economiques' asiatiques (et notamment chinoises), qui disposent d'un coût du travail exceptionnelement faible grâce à l'exploitation des individus et au mépris généré vis-à-vis de l'environnement et des droits de l'homme. Dans ce contexte, pour continuer de vendre des produits et de conserver des parts de marché, il est nécessaire de passer par des emprunts, et une baisse générale du coût du travail.
Au final : pour rivaliser avec les entreprises chinoises qui n'hesitent pas à polluer en masse et à exploiter les hommes et les enfants, nos entreprises refusent d'augmenter les salaires et emploient aussi une politique non ecologique. L'Etat, lui, refuse d'intervenir, parce qu'il faut « laisser le marché se réguler » (cf Adam Smith), que c'est la faute à la mondialisation si les entreprises baissent les salaires, et que c'est pas de bol, parce qu'on a plus d'argent et qu'on peut plus vous aider.
Les gagnants de ce système : -Les actionnaires, qui spéculent sur le cours des produits echangés, et prêtent aux entreprises en echange de bénéfices.
-Les chefs des grosses entreprises, qui voient leurs profits atteindre des sommets historiques, mais qu'il faut continuer d'avoir plus de profits parce que sinon, on sera moins compétitif.
Les grands perdants : -Les salariés de Chine et des pays du Sud, qu'on se permet d'exploiter à tout va pour un salaire de misère, parce qu'il faut rattraper les vilains pays du Nord.
-Les salariés européens et américains, qui doivent voirent leurs salaires amputer et leur pouvoir d'achat grandement réduit pour rendre service à leur patron.
-Les pauvres, qui face à tout ces problèmes, sont incapables de se défendre et s'enfoncent dans la misère.
-Au final, l'ensemble de l'humanite, parce que vu comme on détruit notre planète, je me demande si le monde existera dans 50 ans.
Dans ce méli-mélo pessimiste qui à l'air de dire « C'est la meeeerde, on va tous creveeer!! », il reste une forme de résistance et de solidarité, qui nous redonne espoir. Les salariés continuent de se défendre dans les pays occidantaux, grâce aux syndicats qui maintiennent la pression sur les chefs d'entreprises. Les pauvres, du Nord comme du Sud, sont soutenus par des associations comme Médecins sans frontières ou Les restos du coeur, ce qui montre qu'il reste de la solidarité et de la conscience dans ce monde.
Pour autant, que sommes-nous dans ce contexte capitaliste, qui vise l'absorption des ressources naturelles, et l'exploitation maximale du potentiel humain, pour davantage de richesse produites...Quel est l'intêret de ces richesses si elles sont entre les mains d'une élite, et si nous n'avons plus de temps libre pour les dépenser, parce qu'il faut toujours travailler plus?
Ce n'est donc pas des petites luttes dispersées à travers la planète, ni des petits mouvements ponctuels qui rendront notre vie meilleure, mais bel et bien une prise de conscience collective de l'ensemble de l'humanité.
Après le pourquoi vient donc le comment. Comment faire en sorte que les gens se rendent compte unilatéralement de leur misère, de l'injustice qui règne, et du désastre ecologique que nous sommes en train d'engendrer? Ce ne sont pas les politiques actuels qui le feront, car dans notre système, c'est les grands chefs d'entreprises et les actionnaires qui ont l'argent, et donc le pouvoir. De plus, on constate un placement du personnel politique mondial (il suffit de regarder les dernières elections en Europe) de plus en plus marqué à droite vers le libéralisme, et croyez-moi, ce n'est pas cette doctrine qui rétablira un monde plus juste.
Le changement doit venir du peuple, et il doit être massif. La première étape se déroule par une campagne d'informations et d'explications, et ensuite, par une sortie de l'individualisme. Plus facile à dire qu'a faire, me direz-vous. Pour autant, il faut faire comprendre aux gens toute l'aberration de notre société, toutes les inégalités qu'elle engendre, et tout les bienfaits qu'il y aurait a changer radicalement de système. Cela passe par une bonne utilisation des médias, une education plus poussée en ce sens, un retour vers le dialogue et les associations, et d'autres choses qui changeront la mentalité des gens.
Une fois cela fait, il faut unifier les désirs de transformations de la société de chaque homme et femme, formenter des actions collectives à l'echelle nationale, européenne, et mondiale, et que nous n'ayons pas peur de dire ce que nous pensons et voulons.
Le changement passe par la solidarité, la compréhension, et l'union face à une société que nous ne méritons pas. Nous sommes tous humains, et les hommes sont censés être tous egaux et libres sur Terre, aussi qu'ils soient traités comme tels.
Lorsque j'entend parler de différence entre Francais et Anglais ou Algérien, entre catholique et muslman, entre jeunes et vieux, entre blancs et noirs, je suis outré qu'on fasse une telle opposition, un tel classement entre les individus, alors qu'au départ, nous sommes tous des êtres humains et que nous méritons tous de vivre dans un monde qui préserve tous ce qui fait de nous des individus à part entière : la liberté, l'entraide, l'égalité, le droit de penser, de ne rien faire, le tout en restant dans le respect des autres et de la nature.
Pour cela, nous devrons passer par une transformation de notre mode de production et de consommation : mise en place des energies renouvelables à grande echelle, preservation de l'environnement, developpement d'un système de solidarité universelle en vue des réduire les inégalités entre pays du Sud et du Nord, meilleure répartition des richesses par la taxation des entreprises et des actionnaires (ce qu'on appelle les revenus du capital), respect des cultures, démocratisation de l'education, commerce équitable et j'en passe..
La révolution n'est qu'une forme radicale de changement, et c'est comme ça que je la voit. Seul une contestation massive et mondiale nous permettra d'aboutir à ce résultat, et même si l'idée paraît au départ excessive, puis utopique, elle reste le seul moyen véritable de nous faire passer d'une espèce de machine servant à produire et à consommer des biens en être humain, conscient de son devoir de protection de la nature, et de solidarité envers autrui.
Alors, vous aussi, pensez-vous que la révolution soit la seule voie qui nous reste? Ou proposez-vous une autre conception pour l'avenir?
Et si oui, comment voyez-vous sa mise en oeuvre? L'imaginez vous comme une utopie réalisable ou comme une réalité accessible?
Enfin, si ce n'est pas le cas, êtes-vous un fervent défenseur du capitalisme et de ses bienfaits? Et dans ce cas, que faites-vous sur mon blog? oo
Que de questions auxquelles je vous laisse répondre ;)